Article invité: L'Île de Ré et le frelon Asiatique

Vendredi dernier je viens de retourner de l'île de Ré située en Charente Maritime. Ce qui m'a impressionné le plus c'était le paysage pittoresque et champêtre. Quant aux maisons et petits hôtels, et les façades des petits magasins, ils ressemblent à un film de Jacques Tati  et son drôle de personnage M. Hulot.Mais en passant par la petite ville St Martin en Ré pour faire des achats, j'ai vu un grand bâtiment entouré de grandes murailles. Autrefois un site de la légion étrangère française peut-être?  Non, en effet la plus grande prison contemporaine en France. Edifié en 1690 comme ouvrage militaire pour protéger l'ile et transformé  en dépôt pour le regroupement des prisonniers condamnés aux travaux forcés et destinés à être envoyés aux bagnes.En effet, le capitaine Alfred Dreyfus et Henri Carrière, dit "Papillion" du film de ce titre y étaient emprisonnés avant leur départ pour le bagne. Le voyage à Guyane durait trois mois.Mais ce qui a fait sensation récemment en France c'est le frelon Asiatique qui a envahi trois quarts des Départements français.

Le frelon Asiatique
Arrivé de la Chine dans une livraison de poterie  en France, c'est la cause de six morts déjà, aussi menace-t-il la diminution de l'apiculture en France et la plupart de l'Europe. Au mois de mai 2016, il y avait des nouvelles de sa découverte au sud de l'Angleterre dans le Devon.  Monsieur Aldo François, apiculteur renommé dans la ville de Loix, ile de Ré, et avec 600 ruches dans son Rucher, m'a invité à regarder ce qu'il fait pour se battre contre cette menace. Avec mes propres yeux j'ai vu ces frelons qui allaient à l'attaque des abeilles. Ils désiraient entrer dans les ruches mais il a mis une grille comme celle qui sert à combattre les souris pour ne pas donner accès à l'entrée des ruches mais permet aux abeilles de partir. Mais néanmoins, les frelons pouvaient décapiter des abeilles en plein vol. Et en mettant deux des frelons sous le microscope je savais comment cela se pouvait. A la pointe extrême sur chaque  patte se trouvait une griffe comme celle de l'aigle. Et leur dard, un centimètre de longueur! Ils pouvaient tourner en vol dans une microseconde pour décapiter une abeille pour la ramener à son nid, si carnivore qu'il soit, qui se régale de tous les insectes. 
J'espère que je peux m'excuser qu'à la fin de mes enquêtes j'ai confié mes deux exemplaires, leur cercueil inclus, aux flammes.

Jim Holland